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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 14:11

Quand j'étais jeune électeur dans les années 65, un député ne pouvait avoir un autre métier, notamment être dirigeant d'une entreprise privée, et qu'un fonctionnaire, ce corps qui fournit beaucoup de députés, n'avait pas le droit d'exercer un autre métier.

Aujourd'hui en 2012, les moeurs politiques se sont dégradées à un tel point qu'un professeur de médecine, Philippe Juvin, chef de services des urgens à l'hopital Pompidou peut être aussi député européen UMP et maire de sa commune ! Ou que le chef du groupe UMP, Jean-François Copé, peut être à la fois député, maire de sa commune et avocat international.

Tandis qu'ici en Charente, le vice-président PS du Conseil Général de la Charente, président de Magelis (industrie de l'image) est aussi le président de la communauté de communes de Cognac et maire de sa commune, Boutiers. Faites vous-même le calcul de ses émoluments et vous comprendrez vite l'intérêt du'une telle situation. Qui osera appeler cela le dévouement au service des autres ?

Jean-Paul Delevoye, un ancien gaulliste qui a tout traversé et finit par rencontrer les "vrais gens" dans sa fonction de médiateur de la république, fait le même constat dans son dernier livre. C'est pourquoi il nous faut, comme dans les pays scandinaves, a minima trois mesures pour restaurer la confiance dans la politique :

- une interdiction absolue du cumul des mandats dans le temps (pas plus de deux) et dans l'espace,

- aucun cumul possible d'une profession avec la fonction de parlementaire,

- et l'instauration d'un droit au retour dans son emploi, par la création d'un cdd de 5 ans pour le remplacement de la personne élue issue du secteur privé. Le remplaçant ayant bénéficié de ce cdd de longue durée aura ainsi bénéficié d'une expérience favorable à son insertion sur place ou dans une autre entreprise. Ce droit au retour est déjà total dans la fonction publique, alors pourquoi en rester à ce privilège qui déforme la représentation nationale dans le Parlement ?

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