Elle est femme et écologiste, elle a eu deux maris, elle possède deux nationalités, elle est enfin libre ! Quel symbole extraordinaire de notre monde en plein chaos mais où tant d'espoir est
possible... Son libérateur est corrompu et engoncé dans une lutte sanglante pour le maintien d'inégalités inimaginables, face à des adversaires devenus aussi cruels et très loin de leurs valeurs
initiales.
Combat moyenâgeux, a dit le président français et il n'avait pas tort. A quand la révolution démocratique et la justice sociale en Colombie ?
Celle qu'Ingrid Betancourt, devenue présidente d'honneur des Verts mondiaux depuis le congrès de Sao Paulo cette année, appelait déjà de ses voeux lors de son intervention magnifique et pleine de
soufle en 2001 au 1er Congrès Mondial des Verts à Camberra.
"... Un nouveau contrat social, un nouveau modèle économique et un nouvel humanisme pour sauver la planète ! "
Pendant ce temps les abeilles meurent par centaines de millions dans tous les pays du monde ou presque... Souvenons nous de la prophétie d'Einstein, "le jour où les abeilles..."
Bienvenue à bord du Titanic ! Il est encore temps d'agir et d'inventer, de sortir des vieilles querelles et des modèles du siècle passé... de devenir humains.
En dehors des protestants pour lesquels le mot de Réforme garde une signification historique incontestablement progressiste, à savoir le désir de rénovation d'une Église catholique enrichie,
corrompue et en accointance permanente avec un pouvoir royal peu tendre pour le petit peuple, le mot de réforme est en train de prendre dans ce pays, grâce à Messieurs Balladur (1993) et Sarkozy
(2007) un sens particulièrement régressif, c'est-à-dire au sens propre réactionnaire ! Qui retourne en arrière.
Qu'il s'agisse de surpeupler les prisons, de dépénaliser les tricheries du monde économique (le gros, celui du CAC 40, pas le petit qui se fait gruger dans les tribunaux de commerce comme à
Angoulême il y a quelque temps...), de tenter de faire des lois rétroactives sur la criminalité sexuelle, de dénaturer le Code du Travail sous couvert de réorganisation, de trahir en long et en
large l'esprit du Grenelle, etc. toutes ces initiatives politiques n'ont qu'un seul but, permettre au Maire de Neuilly arrivé au Palais de l'Élysée de servir ses amis du grand patronat,
boulimique d'argent et de privilèges. Les cupides et les sordides !
Je ne suis pas sûr que cela abuse les français encore longtemps...
Ou alors des réformes bling bling !
Un certain Jean-Pierre Raffarin quand il était président de la région Poitou-Charentes était régionaliste et voulait supprimer les départements. Il n'a fait que les renforcer, au lieu de les
articuler intelligemment avec la région et de faire des économies sur le budget de l'État. Mais au jourd'hui, on va faire beaucoup mieux, le grand NS va supprimer les numéros de départements
!
Alors qu'ils jouent un rôle de rencontre entre "pays" (gens d'une même contrée) lors de leur voyage en France ou à l'étranger et sont plutôt facteurs de convivialité dans une société en train de
la perdre... Des leurres et de "la com", plutôt que de vraies réformes attendues par tous et efficaces.
Comme l'a dit son ami François Léotard qui l'a longtemps fréquenté de très près, dans un excellent petit livre d'une centaine de pages, tout cela va mal finir...
Une incroyable analogie d'un député particulièrement réactionnaire (ou tout simplement bien rémunéré apr Monsanto...) de l'UMP, a eu lieu lors de la dernière lecture du projet de loi pro-OGM à
l'Assemblée nationale.
Voulant mettre la gauche et les Verts en difficulté, il a reproché au gouvernement de gauche en 1986 d'avoir attendu quelques mois avant de généraliser les tests (encore à peine fiables) sur le
dépistage du sida... Sic.
Cette comparaison est tout à fait extraordinaire pour les lecteurs un peu férus des découvertes de Monsieur Freud : il y aurait donc un rapport de similitude entre le sida ce fléau
planétaire et les OGM ? Celui des dégâts énormes faits par l'un et probables de l'autre...
Merci Monsieur le député de nous le révéler, malgré vous !
La France d'en haut compte les milliards d'euros des dividendes du CAC 40, le président de la république fait le VRP des grands contrats dans le monde entier en guise de politique étrangère. La
France d'en bas a du mal à boucler ses fins de mois dans une conjoncture de plus en plus détériorée. Dis-moi combien de zéros comportent les nombres que tu manipules par jour et je te dirai où tu
te situes. Question d'échelle...
Une famille traite en un mois quelques centaines d'euros, voire quelques milliers ; un commerçant de quelques milliers à quelques dizaines de milliers et une PME de quelques dizaines à quelques
centaines de milliers.
AREVA, EADS, ALSTHOM, leurs dirigeants et nos dirigeants politiques manipulent plusieurs milliards d'euros à chaque contrat de centrale nucléaire ou d'Airbus. Et les banquiers s'intéressent
très peu aux petits comptes. D'où leur désintérêt pour les PME et pour toutes les autres façons deproduire de la richesse. Ils oublient que les petits ruisseaux font les grandes rivières. Alors
vive les grands comptes !
Nos élites centralisatrices (aux moeurs plus franques que gauloises) n'ont que peu de considération pour les gens ordinaires. Contrairement aux autres dirigeants d'Europe, ils manifestent trop
souvent des comportement monarchiques et distants.
Une enquête européenne publiée dans La société de défiance par P Cahuc et Y Algan révèle que la France est dernière en Europe (www.cepremap.ens.fr/depot/opus/OPUS09.pdf ) pour la civilité et l'honnêteté vis-à-vis de l'Etat. Les citoyens se font peu confiance entre eux et encore
moins à l'Etat. La capacité des candidats politiques à faire des promesses jamais tenues n'y est pas pour rien depuis ces dernières années.
D'où des relations dures entre les français, une violence très forte dans les rapports humains et un Etat qui régente tout y compris pour se détruire à petit feu...
La restauration de relations de confiance est un enjeu majeur et un chantier "révolutionnaire", au bon sens du terme. Qui osera s'y atteler ?
Fabrice Nicolino nous dit dans son dernier livre La faim, la bagnole, le blé et nous : une dénonciation des biocarburants sorti en octobre 2007 : « Dans les pays pauvres, 75 % du revenu des
habitants est consacré à l'alimentation. Si le prix de l'alimentation double, c'est la catastrophe, ils n'ont pas d'échappatoire. » Un livre paru avant que l'on ne commence à parler de lien entre
crise alimentaire et les biocarburants.
Le point de départ a été une interrogation personnelle et morale. Selon les chiffres de l’ONU, il y a 850 millions d'affamés chroniques dans le monde, et nous, nous utilisons les céréales pour
faire rouler nos voitures. « Dans de nombreux pays, on a une surproduction de céréales. On a, alors, relancé une vieille idée de la fin du XIXe siècle : les utiliser pour faire rouler les
voitures.
À cette époque, cela n'avait pas été retenu, car le pétrole ne coûtait rien. Aujourd'hui, on ressort cette idée. Sur la base d'études très discutables, poussées par des lobbies de l'agriculture
industrielle, on a commencé à raconter qu'utiliser les biocarburants était bon pour le climat, pour la qualité de l'air. En parallèle, des études pointant les effets néfastes étaient publiées
dans des revues internationales, signées de grands noms comme l'Allemand Hartmut Michel, prix Nobel de chimie. »
Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations-Unies pour le droit à l'alimentation, dit que « la fabrication de biocarburants est aujourd'hui un crime contre l'humanité ». Le biocarburant est une
industrie criminelle. On est en fait en train d'affamer la planète, et de créer une concurrence entre les terres agricoles. Aux États-Unis, avant, le maïs servait à l'alimentation, il était en
partie exporté. Aujourd'hui, les Américains consacrent 30 % de leur production aux biocarburants, qui sont hautement subventionnés, et n'exportent quasiment plus. Cela a déclenché la montée des
prix, et la spirale de la crise alimentaire.
Dans les pays pauvres, 75 % du revenu des habitants est consacré à l'alimentation. Si le prix de l'alimentation double, c'est la catastrophe, ils n'ont pas d'échappatoire. Les ‘bio’carburants
sont aussi une bombe climatique. « Prenons l'exemple de l'Indonésie, où les biocarburants sont extraits des palmiers à huile. Les terres des forêts tropicales sont brûlées, les souches des arbres
sont arrachées, les palmiers à huile peuvent alors être plantés. Cela a un effet désastreux. »
En Asie du Sud-Est, ces forêts sont aussi le dernier refuge des orangs-outangs, qui sont du coup directement menacés de disparition. Beaucoup de gens ont d'abord perçu l'arrivée des biocarburants
comme une solution face à la crise climatique. Maintenant que l'on découvre les effets néfastes, la machine est lancée, et plus personne ne sait comment l'arrêter !
Le sénateur Jean-Luc Melenchon (PS) pour lequel j'avais de l'estime, avec ses positions souvent extrêmes, mais très bien argumentées et une très forte conviction, vole au secours de la Chine... contre les tibétains et le Tibet.
Il parle de leur lutte "pour l'indépendance" alors que les tibétains réclament l'autonomie culturelle et linguistique, premier mensonge. Il oublie l'histoire de l'empire du Tibet dès le III è siècle en disant que le Tibet a toujours été une province de la Chine.
La dimension religieuse du Tibet lui donne des boutons, alors il choisit les "religieux" du stalinisme et de l'athéisme militant, clérical dans son anticléricalisme, contre les religieux du bouddhisme ! Quelle régression !
Et le fait que l'un des défenseurs des tibétains soit de droite le pousse à l'opposition systématique. Mais quand Le Pen dit que la Terre tourne autour du Soleil, qui peut être contre ?
C'est le retour de la réalité en noir et blanc, alors même que J.L Mélenchon a écrit une "Théorie du Chaos" appliquée à la politique qui montrait sa modernité et son ouverture à la pensée complexe !
Oui la politique fait souvent régresser les hommes. Mélenchon sera sans doute invité en Chine...
Honte à la police qui frappe un cameraman de FR3 et arrache les drapeaux tibétains !
Bravo à Reporters sans frontières et aux élus (Verts notamment) qui ont résisté à la pression policière contre le droit d'expression.
Oui la Chine est notre avenir orwellien, mais la France est la patrie des droits de l'homme !
Et les officiels chinois ont décidé d'éteindre la flamme !
Il ne reste plus aux sportifs qu'à relever de la convention collective du spectacle, puisque comme pour le commerce, il n'y a plus que l'argent et la compétition qui les intéressent. La preuve, David Douillet condamne... les porteurs de teeshirts avec des menottes. Business d'abord...
Ce n'est qu'un début, le combat continue.
Monsieur Michel Camdessus,
Il paraît d'après la presse sérieuse que vous êtes membre du parti socialiste. J'imagine volontiers que cela vous donne peut-être bonne conscience que d'appartenir à un parti qui lutte pour plus
de justice sociale. Quelle incohérence ! Vous vous affirmez également catholique fervent et votre visite chez le pape précédent n'était pas passé inaperçue. Une quasi-béatification, pour un
ex-directeur du Fonds Monétaire International (FMI) dont les méfaits ont ravagé la vie tant de gens de condition modeste dans de nombreux pays dits sous-développés. A tel point que votre
successeur, encore un français et encore un socialiste, a éprouvé le besoin de réorienter cette politique...
Sur votre lancée toujours aussi "socialiste" vous avez remis au président si peu socialiste de notre pays, le 17 décembre dernier, un rapport très audacieux. Et qui va être suivi d'effets dès
2009.
Il ne s'agit rien moins que de détourner une partie de l'argent du Livret A vers les banques aux dents longues plutôt que vers le logement social ! Le logement social est tellement peu un
problème en ce moment !
De plus violant l'interdiction du refus de vente, le ministère des finances sur votre recommandation va autoriser les dites banques à refuser les clients les plus pauvres. On
croit rêver...
J'ai l'honneur de vous dire, Monsieur, que vous êtes en fait plus réactionnaire que Louis XVIII qui a instauré le livret A en 1818 et que si par quelque hasard le citoyen d'en bas que je
suis, vous rencontrait, je ne vous serrerai pas la main !
Alain Caillé dirige la revue du MAUSS : il écrit cette phrase : "quand on partage le goût de l'argent et le gôut du secret qui sont les valeurs de la mafia, on finit par ressembler à la
mafia..." Elle s'applique à tant de multinationales. Quant à vous...
Un tournant s'amorce un peu partout pour un développement plus "durable", plus "sustainable", c'est-à-dire plus supportable par notre petite planète et ses habitants. La conscience des
interdépendances progresse et ce grâce à la question toute simple que nos grands-parents nous ont transmise : quel avenir vont affronter nos enfants et nos petits enfants ?
Une soirée organisée par le CJD de Cognac, lundi 31 mars, a mis en valeur des entrepreneurs conscients des problèmes et anticipateurs. Le diagnostic de la planète qui a été présenté et les
solutions engagées ou esquissées ça et là méritent une forte approbation.
Mais ce sont des pionniers, des précurseurs que nous avons vu à l'oeuvre. Le problème est maintenant d'entraîner le plus grand nombre à prendre conscience de ses interdépendances : quel avenir
attend mes enfants et mes petits enfants ? Et qu'est-ce que je peux faire pour
améliorer les choses ?
Le Conseil de développement durable de l'Ouest Charente - Pays du Cognac s'est réuni récemment lui aussi pour modifier ses statuts et la présence de nombreux et nouveaux élus à cette réunion est
particulièrement réjouissante. Eux aussi sont désireux de faire avancer les choses, chacun à son rythme, dans leur commune ; ils sont conscients que l'on ne peut rester sans réagir face à la
dégradation générale de l'environnement et ses conséquences sanitaires et économiques. On peut et on doit agir à tous les niveaux en même temps. Et les innovations locales sont porteuses de
changements, quand le Grenelle national s'enlise dans le statu quo et les affichages hypocrites...
L'enjeu c'est aujourd'hui la rencontre entre tous les acteurs d'un même territoire, la reconnaissance mutuelle de la légitimité de chacun - chose difficile en France où les employeurs et
les travailleurs, les salariés du privé et les fonctionnaires ont une image très négative de l'autre catégorie - l'acceptation du partage d'une partie de ses "privilèges" et la recherche
ensemble de solutions nouvelles, que personne ne peut énoncer et imposer seul. Ce que j'appelle le principe de légitimité plurielle.
Mais la contrainte climatique et énergétique est tellement forte que la situation commence à évoluer. Au diable les étiquettes, passons aux actes ensemble.
On ne liquidera jamais 68, car cette flamme vient de loin, elle vivra encore dans le cœur des humains longtemps après la disparition de notre imprévisible et inquiétant président.
Je reste imprégné de ces événements pour les avoir vécus à Paris, par surprise. Le vendredi 3 mai vers 18 heures, en sortant du métro au terme de ma journée de travail de jeune informaticien, je suis jeté dans un car de police sans rien comprendre à ce qui se passe dans ce Quartier Latin que j’aime tant. J’ai eu le malheur de protester parce que devant moi avec une rage incroyable, un policier vient de jeter par terre un photographe de presse et de broyer son appareil avec son fusil. Je n’ai pas su tenir ma langue et lui ai demandé pourquoi il se comportait de cette façon. Hop, embarqué ! Dans le car au milieu de tous les étudiants et des passants arrêtés, on m’a expliqué… le début du film. Alors je suis revenu tous les jours jusqu’à la fin mai !
J'ai conservé beaucoup de documents de cette époque. Dans Le Monde du 12 juillet 68, en guise de premier bilan, le sociologue Albert Meister connu pour ses travaux sur les associations et sur l’autogestion dans les kibboutz et en Yougoslavie, titrait son papier : « Croître moins vite pour vivre mieux » ! Quarante ans après, pas un mot à changer, même si tout a changé…
Les fous de la « guerre économique » et du productivisme suicidaire devraient lire le dernier livre de Michel Serres Le Mal propre ; polluer pour s’approprier. Ils comprendraient peut-être qu’il n’y a plus qu’une seule guerre. La guerre pour sauver la planète et surtout sauver l’humanité qui croûle à la fois sous les ordures des nantis et dans la misère et la paupérisation d’un nombre toujours croissant de gens.
La guerre écologique a commencé et c’est vraiment la dernière. Bienvenue à bord du Titanic où comme le dit Hubert Reeves, il y a autre chose à faire qu’à se battre pour avoir la meilleure cabine !
Puisse l’esprit de Mai souffler à nouveau et les humains, notamment leurs dirigeants, devenir un peu plus sages… plus Mandela ou Gandhi que Bush ou Poutine.